RETROSPECTIVE DESCENTE NATIONALE 20 PARIS DAKAR LE 1ER JANVIER 2015
Sujet
Bonjour à toutes et tous.
Je me présente : Patrick, 50 ans dans 1 mois ! ex Toulousain (très chauvin question rugby). 10 ans de moto trail de 1982 à 1992. Tout d'abord Honda 250 XLS puis 400 XLR.
Il y a plus de 30 ans, ce qui faisait résonner mes rêves de jeune homme, c’était le passage du rallye Paris Dakar à Toulouse pour le fameux contrôle de passage.
Je faisais donc partie de ces centaines de milliers de personnes, accompagné par mon père, qui bravaient le froid des 1ers janvier jusque très tard dans la nuit pour capter un peu de cette chaleur aventureuse transmises par les concurrents, pour avoir le privilège de toucher un véhicule, de frôler une vedette, mais encore mieux pour moi : de « papoter » un bref instant avec le poireau de chez poireau des motards ! Plus il y avait de barda sur sa moto, plus j’étais attiré.
Mes héros c’étaient eux, les motards avec les pneus de rechange, les bidons, les sacs ficelés à même la moto et les lunettes de traviole.
Un peu plus tard, tout cela m’a logiquement conduit à faire dans le milieu des années 80, « en touriste » et encore avec mon père (lui en 504 Peugeot) quelques voyages en Afrique et dans le Sahara avec ma fidèle petite japonaise : une Honda 400 XLR de 1983.
J’ai eu la chance de fêter mes 20 ans à Tamanrasset, à l’ermitage du père de Foucault, un truc comme ça, ça vous marque à vie !
c'est bibi qui pousse sur la photo ( sud Algérie 1984)
Ensuite… et faisons très court, triste sort pour ma moto : lâchement délaissée en 1992, elle à passé 21 ans dans une grange ouverte à tout vent (un ange venu du Japon devait veiller sur elle, car par chance aucune pièce ne lui fut démontée et volée). Pendant ces 21 ans, pas un « poum poum » du monocylindre, pas un seul km au compteur.
Et voilà que surgissent mes 50 ans… avec cet éternel grand classique : il est l’heure de rattraper certains petits oublis de la vie.
Et si je réalisais, ce que jeune homme je m’étais promis de faire dans les années 80 : suivre les concurrents du rallye lors de la descente de la N20 un 1er Janvier !
Et si pour ce faire je restaurais ma Honda ou plus exactement si je me réoffrais ma bonne vieille moto de mes 20 ans pour mes 50 ans ?
Sortie de la "grange" 1992/2013 - moto avec sa peinture 1985 préparation Niger
(grand père et son petit fils sur la photo)
« La boudeuse » (c’était le petit nom affectueux que je donnais à ma moto) est donc en passe après 10 mois de restauration de devenir « la Vaillante ».
La même moto avec 30 ans d'écart...
2014 1984
Alors voici l’idée de mon projet: tout comme certains reconstituent le célèbre bouchon des années 60 dans le village de Lapalisse sur la Nationale 7, d’autres participent à des rallyes touristiques dans des véhicules d’avant guerre, alors pourquoi ne pas célébrer la descente de la Nationale 20 un 1er janvier de Paris à Sète en une journée. 950 kms !!! comme à l’époque.
(Désormais la N20 est une 4 voies, la vraie N20 des années 80 existe toujours mais déclassée en plusieurs départementales).
Et l’idée suit son chemin… d’autres nostalgiques de ces 1ers janvier frigorifiants voudraient-ils se lancer aussi dans l'aventure ?. D’autres passionnés qui auraient encore des véhicules de ces années 80 ( moto ou auto) en état de rouler et ne demandant qu’à revoir la lumière, il existe bien sur des restaurations répliques de ces véhicules.
Voilà donc l’idée lancée sur le forum ! Il y a pas mal de temps que j’y pense… plusieurs semaines pour ne pas dire 30 ans…
L’affiche du projet :
Bien sur il y aura aussi un petit côté aventureux dans ce trajet même si l’on s’arrête aux portes de la Méditerranée ( le froid – les vieilles mécaniques), mais je précise qu’il est envisageable de parcourir une distance à la carte.
Chacun (avec son véhicule) réaliserait une portion ou la totalité du trajet sur la N20.
Plusieurs possibilités vous sont offertes selon votre lieu d’habitation :
1 - Le départ de Paris et ensuite selon l'état présumé de son véhicule, son envie, sa résistance au froid, ses finances etc. le participant peut prévoir de quitter le convoi dans la ville qui lui convient.
2 - Des participants peuvent nous rejoindre en cours de route pour une certaine distance à parcourir
exemple : un participant de Brive (ou autres villes sur la N20) qui possède un véhicule du Dakar en état de marche ou une réplique pourra se joindre à nous sur quelques dizaines ou centaines de kms alors qu'il ne serait vraisemblablement pas monté jusqu'à Paris.
ORGANISATION SIMPLIFIEE - Esprit "ballade entre amis" et non un engagement dans un rallye.
Pas d'association crée. Trajet réalisé de façon privée pour chacun au sein d’un groupe. Véhicule homologué route. Pas de chronométrage.
J’accepte volontiers au travers du forum Guide vert toutes les bonnes idées, les bonnes volontés pour ce projet plein de passion et je le précise : sans but mercantile, en espérant qu’il pourra en tenter et ravir certains.
Coordonnées du contact sur l'affiche.
Merci d’en parler autour de vous, si cela peut faire ressurgir la mémoire de ces 1ers janvier sur la N20 et au delà de ça, l’émotion de cette mémoire, que nous avons j'en suis sûr, encore tous en nous.
Quoi qu’il en soit, le 1er janvier 2015 il y aura au moins un concurrent 1983 « très très très attardé » le N° 113 qui s’élancera de la place de la Concorde vers Sète.
V
Patrick
Je me présente : Patrick, 50 ans dans 1 mois ! ex Toulousain (très chauvin question rugby). 10 ans de moto trail de 1982 à 1992. Tout d'abord Honda 250 XLS puis 400 XLR.
Il y a plus de 30 ans, ce qui faisait résonner mes rêves de jeune homme, c’était le passage du rallye Paris Dakar à Toulouse pour le fameux contrôle de passage.
Je faisais donc partie de ces centaines de milliers de personnes, accompagné par mon père, qui bravaient le froid des 1ers janvier jusque très tard dans la nuit pour capter un peu de cette chaleur aventureuse transmises par les concurrents, pour avoir le privilège de toucher un véhicule, de frôler une vedette, mais encore mieux pour moi : de « papoter » un bref instant avec le poireau de chez poireau des motards ! Plus il y avait de barda sur sa moto, plus j’étais attiré.
Mes héros c’étaient eux, les motards avec les pneus de rechange, les bidons, les sacs ficelés à même la moto et les lunettes de traviole.
Un peu plus tard, tout cela m’a logiquement conduit à faire dans le milieu des années 80, « en touriste » et encore avec mon père (lui en 504 Peugeot) quelques voyages en Afrique et dans le Sahara avec ma fidèle petite japonaise : une Honda 400 XLR de 1983.
J’ai eu la chance de fêter mes 20 ans à Tamanrasset, à l’ermitage du père de Foucault, un truc comme ça, ça vous marque à vie !
c'est bibi qui pousse sur la photo ( sud Algérie 1984)
Ensuite… et faisons très court, triste sort pour ma moto : lâchement délaissée en 1992, elle à passé 21 ans dans une grange ouverte à tout vent (un ange venu du Japon devait veiller sur elle, car par chance aucune pièce ne lui fut démontée et volée). Pendant ces 21 ans, pas un « poum poum » du monocylindre, pas un seul km au compteur.
Et voilà que surgissent mes 50 ans… avec cet éternel grand classique : il est l’heure de rattraper certains petits oublis de la vie.
Et si je réalisais, ce que jeune homme je m’étais promis de faire dans les années 80 : suivre les concurrents du rallye lors de la descente de la N20 un 1er Janvier !
Et si pour ce faire je restaurais ma Honda ou plus exactement si je me réoffrais ma bonne vieille moto de mes 20 ans pour mes 50 ans ?
Sortie de la "grange" 1992/2013 - moto avec sa peinture 1985 préparation Niger
(grand père et son petit fils sur la photo)
« La boudeuse » (c’était le petit nom affectueux que je donnais à ma moto) est donc en passe après 10 mois de restauration de devenir « la Vaillante ».
La même moto avec 30 ans d'écart...
2014 1984
Alors voici l’idée de mon projet: tout comme certains reconstituent le célèbre bouchon des années 60 dans le village de Lapalisse sur la Nationale 7, d’autres participent à des rallyes touristiques dans des véhicules d’avant guerre, alors pourquoi ne pas célébrer la descente de la Nationale 20 un 1er janvier de Paris à Sète en une journée. 950 kms !!! comme à l’époque.
(Désormais la N20 est une 4 voies, la vraie N20 des années 80 existe toujours mais déclassée en plusieurs départementales).
Et l’idée suit son chemin… d’autres nostalgiques de ces 1ers janvier frigorifiants voudraient-ils se lancer aussi dans l'aventure ?. D’autres passionnés qui auraient encore des véhicules de ces années 80 ( moto ou auto) en état de rouler et ne demandant qu’à revoir la lumière, il existe bien sur des restaurations répliques de ces véhicules.
Voilà donc l’idée lancée sur le forum ! Il y a pas mal de temps que j’y pense… plusieurs semaines pour ne pas dire 30 ans…
L’affiche du projet :
Bien sur il y aura aussi un petit côté aventureux dans ce trajet même si l’on s’arrête aux portes de la Méditerranée ( le froid – les vieilles mécaniques), mais je précise qu’il est envisageable de parcourir une distance à la carte.
Chacun (avec son véhicule) réaliserait une portion ou la totalité du trajet sur la N20.
Plusieurs possibilités vous sont offertes selon votre lieu d’habitation :
1 - Le départ de Paris et ensuite selon l'état présumé de son véhicule, son envie, sa résistance au froid, ses finances etc. le participant peut prévoir de quitter le convoi dans la ville qui lui convient.
2 - Des participants peuvent nous rejoindre en cours de route pour une certaine distance à parcourir
exemple : un participant de Brive (ou autres villes sur la N20) qui possède un véhicule du Dakar en état de marche ou une réplique pourra se joindre à nous sur quelques dizaines ou centaines de kms alors qu'il ne serait vraisemblablement pas monté jusqu'à Paris.
ORGANISATION SIMPLIFIEE - Esprit "ballade entre amis" et non un engagement dans un rallye.
Pas d'association crée. Trajet réalisé de façon privée pour chacun au sein d’un groupe. Véhicule homologué route. Pas de chronométrage.
J’accepte volontiers au travers du forum Guide vert toutes les bonnes idées, les bonnes volontés pour ce projet plein de passion et je le précise : sans but mercantile, en espérant qu’il pourra en tenter et ravir certains.
Coordonnées du contact sur l'affiche.
Merci d’en parler autour de vous, si cela peut faire ressurgir la mémoire de ces 1ers janvier sur la N20 et au delà de ça, l’émotion de cette mémoire, que nous avons j'en suis sûr, encore tous en nous.
Quoi qu’il en soit, le 1er janvier 2015 il y aura au moins un concurrent 1983 « très très très attardé » le N° 113 qui s’élancera de la place de la Concorde vers Sète.
V
Patrick
Moto(s) : KTM 500 GS 1983 HONDA XLR 400 1982
FENOUIL
doit toujours avoir sa bm il a une petite rubrique dans LVA il y parle souvent du dakar a le lire il doit aimer ce genre de challenge
vous serez deux
Beau projet
doit toujours avoir sa bm il a une petite rubrique dans LVA il y parle souvent du dakar a le lire il doit aimer ce genre de challenge
vous serez deux
Beau projet
Moto(s) : Une M Isque 6
Sympa la déco Ligier(cagiva)/Elf d'Auriol!
Moto(s) : ktm 73, 75, 77, 78 gs, xt400, tt600, Bmw r60/5
re ...
oui, j'avoue, 3 ou 4 petits anachronismes : Logos sponsors 1983 avec peinture de 1985 et en plus c'est une Honda !! - mais je trouvais les Cagiva tellement top, je me suis donc fait plaisir.
Les dérouleurs de road book étaient inexistant en 1983, il s'agissait d'une simple plaque métal fixée au guidon (visible sur la gauche ) et les pilotes déchiraient les feuilles. Mais bon, mon dérouleur est fait maison "à l'ancienne" façon système D dans un petit haut parleur de caravane des années 70 et ça déroule !.
Les clignos... oui bon ... je veux juste pas être hors la loi !
Patrick
oui, j'avoue, 3 ou 4 petits anachronismes : Logos sponsors 1983 avec peinture de 1985 et en plus c'est une Honda !! - mais je trouvais les Cagiva tellement top, je me suis donc fait plaisir.
Les dérouleurs de road book étaient inexistant en 1983, il s'agissait d'une simple plaque métal fixée au guidon (visible sur la gauche ) et les pilotes déchiraient les feuilles. Mais bon, mon dérouleur est fait maison "à l'ancienne" façon système D dans un petit haut parleur de caravane des années 70 et ça déroule !.
Les clignos... oui bon ... je veux juste pas être hors la loi !
Patrick
Moto(s) : KTM 500 GS 1983 HONDA XLR 400 1982
Et t'as bien raison 👍
Moto(s) : Montesas Hvas
merci MONNO pour l'info, je vais consulter LVA et tenter de le contacter. J'ai rencontré plusieurs concurrents moto des dakars 80 et leur souvenir des 1er janviers (en dehors de l'extraordinaire ferveur des spectateurs) c'est qu'il faisait vraiment super froid, d'autan plus qu'ils ne pouvaient pas se changer après les prologues plus au moins boueux et humides.
Bonne soirée
Patrick
Bonne soirée
Patrick
Moto(s) : KTM 500 GS 1983 HONDA XLR 400 1982
J'ai dis une betise c'est pas LVA (la vie de l'auto ) 🤬
mais LVM (la vie de la moto)
mais LVM (la vie de la moto)
Moto(s) : Une M Isque 6
Waouh !!!! Que c'est beau de réaliser et aller au bout de ses rêves.
Ton projet transpire la passion. J'espère que tu trouveras des compagnons de route.
Bon vent pour ce 1er janvier 2015 l'ami
Ton projet transpire la passion. J'espère que tu trouveras des compagnons de route.
Bon vent pour ce 1er janvier 2015 l'ami
Moto(s) : 125 DTMX,125 YZ 80, PE 175
Sympa comme idée !
C'était aussi pour nous l'événement de l'année.
En 86, j'étais parti du Nord du Lot jusqu'à Toulouse pour suivre celle-ci :
avec ma
C'était aussi pour nous l'événement de l'année.
En 86, j'étais parti du Nord du Lot jusqu'à Toulouse pour suivre celle-ci :
avec ma
Les vieilles motos ne flattaient pas l'égo du conducteur. Elles l'éduquaient. - Matthew B. Crawford
Un sujet avec de la bonne nostalgie , j'adore !!! 👍 👍 👍
DIDIER- Team Paysantini Avanti
Et pourtant la vie continue ...
garnaga a écrit :Sympa comme idée !
C'était aussi pour nous l'événement de l'année.
En 86, j'étais parti du Nord du Lot jusqu'à Toulouse pour suivre celle-ci :
avec ma
Bonsoir tout le monde
Un certain 1er janvier 1983 (19ans) ...
Habitant le sud de Toulouse, comme chaque 1er janvier je passais une bonne partie de la nuit près d'un feu tricolore à appuyer sur le bouton "piéton" (j'ai honte ...) pour que les concurrents s’arrêtent juste devant nous, petit groupe de spectateurs (dans l'ensemble les concurrents respectaient bien le feu rouge).
Ci dessous le panneau récupéré à ce feu rouge indiquant la direction de Carcassonne.
1000 excuses un peu tardives à TSO si les premiers égarements de concurrents ont commencés dès ce feu rouge.
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Puis vers 1 heure du matin j'allais me coucher et dès lors j'entendais depuis le fond de mon lit, vrombir les moteurs sur la grande ligne droite de la Nationale 113 qui file vers Carcassonne et qui n'est qu'à 80 m devant la fenêtre de ma chambre.
Il me suffisait de pousser légèrement les rideaux et j'entrevoyais les minuscules faisceaux de phares qui fonçaient direction plein Sud. Comment autant de bruit pouvait être dirigé par une aussi petite lumière ? J'imaginais les poignées des gaz vissées à fond, les pilotes si peu protégés du froid s'enfonçant dans la nuit et bientôt la nationale 113, si proche de moi durant toute l'année, prenait cette nuit là le goût d'un vrai lointain.
Ni tenant plus, vers 2 heures du matin, je me relevais, me re équipais et enfourchais ma moto, bien décidé à suivre des concurrents, je voulais moi aussi rouler sur cette nationale africaine, sans savoir que le grand froid de ce "2" janvier allait tout de suite bien me calmer.
Je suis donc tombé sur Gilbert LEBRUN alias "Maya l'abeille" sur 500 XR, combinaison et casque orange et sur ce casque : 2 antennes d'abeille (en fait 2 petites boules sur du fil de fer) que la vitesse agitait dans tous les sens. (disparues rapidement après quelques étapes de désert je présume)
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