CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES DE SALARS (12) - 03/09/2023
<< Préc. 4 5 6 Suivant >>
<< Préc. 5 Suivant >>
61 ans392392 messages 221221 images
Posté le 04-09-2023, à 21:40
Bonsoir Corine, Didier et Laurent,

Merci pour vos superbes photos et résultats !
À bientôt
DominiqueDDB

Moto(s) : 250 SHERCO
65 ans8080 messages 1414 images
Posté le 04-09-2023, à 21:45
Merci aux Pellegry pour les tofs,  😘

M’aide pas, j’y arrive déjà pas tout seul!Moto(s) : Honda mono 4T pour le moteur, Honda ou mieux pour la partie cycle, enduro, trial et trails, 72 à 92
67 ans40984098 messages 744744 images
Posté le 04-09-2023, à 22:55

Old up a écrit :

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

L
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

e style inimitable de notre Bruno National ????
Je kiffe trop ces deux photos ????
Bravo ????

Jeumsouvien a écrit :


Orange pressé.


C'est vrai que c'est flaschy
Moi J'suis Fan de Old Up Pasque Il roule vite et propre, il a toujours le sourire et il écris des pense bête sur sa mousse de guidon
Le texte c'est : accélère tôt conno freine tard connard  :D

Moto(s) : Une M Isque 6
63 ans259259 messages 8383 images
Posté le 05-09-2023, à 00:13
Cool ????
Une ´ fan réciprocité ‘
Il faut qu’on arrose ça , le week-end prochain à Verdun ????

« Tu n’arrêtes pas de rouler parce que tu es trop vieux  , tu deviens vieux  parce que tu as arrêté de rouler « 
70 ans173173 messages 4646 images
Posté le 05-09-2023, à 00:19
UN VETERAN VOUS PARLE

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023


Quand je me suis inscrit  à l’épreuve de championnat de France d’enduro à l’ancienne de Prades de Salars,  en catégorie VETERAN, je peux vous dire que j’en avais gros sur la patate !

Faire de l’enduro sur un seul tour, moi qui avais démarré l’aventure à l’Enduro de Troyes en 1973,  il y ajuste 50 ans, couru en National, en Inter, couru les mythiques 6 jours en 1978, moi qui avais fait ma modeste notoriété sur l’endurance, sur ma ténacité dans les pires conditions, moi qui me réjouissais au petit matin de voir la bruine tomber, ce qui allait faire la sélection entre les plus rapides et les plus endurants….

Endurant….qui finit par Endurer sur un tour d’un championnat de vielles moto dans l’Aveyron…la honte en quelque sorte…
Il faut bien dire qu’il y a trois mois, lors du même championnat  en Creuse un événement s’est produit qui m’a sérieusement déstabilisé : Simone, la dernière née de ma petite génération de BMW enduro, m’a projeté après une vingtaine de kilomètres de course,  sur un mur de pierre, broyant au passage  ma série  de côtes droites,  allant même jusqu’à fissurer le rein placé derrière…

Moi qui ne chute que  très rarement, cela m’a posé question! A bientôt 68 ans était il vraiment responsable d’aller faire le malin avec une machine aussi atypique, sympathique certes,  mais quelque peu monstrueuse, dans des chemins très étroits  et si glissants ….
Mais je n’ai pas voulu me retirer sur un échec : « je reviendrai en Aveyron quitte à ne faire qu’un tour !!! »
Et me voici à Prades de Salars, inscrit sur un tour, deux spéciales. J’ai réussi à évacuer une bonne partie du stress, mais il me faut reprendre confiance…

Je colle mes temps sur ma pochette réalisée avec soin pour ranger le carton de pointage… 8h 38  11h 28…il n’y a pas de carton, les temps changent, et ne voyant que ces deux horaires inscrits,  je n’ai vraiment  pas l’impression de ma lancer dans un enduro…faut accepter je suis un VETERAN…
Départ en fin de peloton des anciennes avec des potes, Eric, Jacques et sa Otus, le Grouic de retour sur sa Kawa Monster, un gars sympa en 125 Honda  XLS… 8h38… presse bouton Simone réagit aussitôt impeccable ça ronronne, j’ai alors une pensée pour Yvonne avec  qui je commençais parfois par vingt minutes de kickage !!!!

Les premiers chemins arrivent je comprends aussitôt que les grandes pistes sableuses sont très glissantes,  car très sèches et dans les chemins creux et étroits, le soleil qui est très bas et l’alternance ombre lumière est terrible…je dois être d’une vigilance extrême car des gros cailloux dépassent et objectivement je ne vois rien…
Au bout d’une quinzaine de kilomètres,  des catégories de motos modernes me rattrapent, les gars sont très corrects mais la poussière prend le pouvoir et là,  de temps à autre je profite d’ un peu de répit dans un sous bois assez roulant et large…
La spéciale SP1 est en vue, je suis un peu inquiet car au repérage pédestre, j’ai bien vu qu’un franchissement de muret est très délicat, suivi d’un dévers faisable avec Simone sur un sol stabilisé, mais là comment sera la trace après le passage des copains !!!

Je m’engage entre les banderoles,  pas très à l’aise ça a déjà bien creusé et ça tournicote, pas le terrain idéal pour promener Simone !!! Je laisse passer un concurrent pour observer son passage du muret, ça passe…je me lance, muret franchi mais il y a un fort contre coup et dans l’ornière molle du dévers je perds l’équilibre côté aval… Catastrophe !  Je freine la chute du guidon vers le bas rien de cassé, deux costauds ont déjà dévalé pour m’aider, on redresse les 160 kg , bouton magique….Merci !!!....Simone  tousse et lâche un énorme nuage blanc, de l’huile a dû rentrer  dans les chambres de combustion !!! Le nuage est tellement épais que je ne vois pas la suite, un autre concurrent arrive à passer en aval,  il me heurte à  peine mais s’extirpe du goulet….le nuage disparait et Simone remonte doucement l’ornière, me voilà sorti…

Passage rapide au ravitaillement essence, et redémarrage immédiat vers les 55 km restants….
Alors  on enchaine du roulant glissant avec des passages plus étroits, difficulté faible jusqu’à la traversée de Pont de Salars et arrivée vers  la vallée du Viaur….alors là le vrai enduro commence, chemins en lacets , un rocher par ci un rocher par là, on s’approche de la rivière et là sur près d’un kilomètre véritable voie romaine mais avec de grosses dalles manquantes, Simone s’en sort bien,  pas de chocs sur les cylindres mais cela demande une concentration totale et à vrai dire je suis stressé, je manque d’air, je me ventile comme je peux…

Le ruisseau traversé  le sentier qui avait du être pavé il y a très longtemps est un exercice d’équilibre sur trois  kilomètres, je réussis à me faufiler, Jacques me rattrape, je le vois au loin manœuvrer pour franchir une passerelle délicate…il y a un petit bouchon,  je fais une jolie boucle pour me mettre en ligne, je vois des gars en motos modernes négocier l’entrée du pont sans élan en dévers comme des fleurs…..je prends mon tour, Simone franchit tranquille et me hisse sur le sentier en lacets qui suit…

On se retrouve dans un coin qui fait penser à l’auvergne, des grands chemins dans les bois avec de virages relevés, vraiment chouette, sauf que je commence à fatiguer, je tète mon camel back, j’ai fort envie de pisser, ça monte , ça descend, et un petit chemin creux récemment ouvert, des pièges ici et là….je guette la silhouette de Prades….et ça dure , ça dure, je laisse passer les jeunots, j’ai bien dû en voir passer une centaine, ils sont cool, mais cette poussière sans cesse je coupe les gaz pas question de prendre de risques…
Là je me retrouve devant un petit pont métallique , pas long,  deux mètre peut être et bien horizontal, sauf que,  je ne sais pourquoi , de part et d’autre à l’entrée et en sortie il y a des poteaux métalliques et c’est pas large…je vise ça tape à droite…alerte générale je m’attends au pire….et ça passe …ouf ma belle Simone !
Franchement  maintenant  j’en ai ras le Shoei !!!  je reste de plus en plus assis sur ma selle quand au coin d’un mur je lis PRADES de Salars…soulagement…

Arrivé à l’entrée de la spéciale 2 il faut aller se soulager je retrouve le camarade Didier du 47 qui a la même idée…deux heures et demi au moins qu’on roule et qu’on biberonne…
Ceci étant fait,  je m’offre le vrai moment de plaisir de la journée avec une SP2 immense, royale, que finalement  j’aurais du reconnaitre,  pour en profiter  plus encore….
Me voici enfin au CH 1 temps théorique 11h 28 et je prends au moins une dizaine de minutes de retard, je n’ai pas retenu le temps exact….

UNE JOURNEE IMPORTANTE
Après quelques heures de recul, cette journée dans l’Aveyron est importante pour moi.
Tout d’abord j’aurais été incapable de repartir dans de bonnes conditions pour un second tour, aucune motivation…  donc voila j’assume mon nouveau statut de VETERAN en championnat de France. Ceci est particulièrement vrai avec mes grosses mémères bicylindres. Je me laisse encore un peu de marge de réflexion dans l’hypothèse ou une machine beaucoup plus raisonnable,  conventionnelle,  mais néanmoins originale…. venait à me soudoyer…(non non j’ai pas d’idée …)

Ensuite je n’avais pas participé à une telle course de puis des années…peut être la dernière était à Auroux vers 2012 ?
Cet enduro était très bien tracé, bien organisé sauf quelques bricoles, bravo au moto club …
Ce qui m’interroge c’est …quelle est la place des vieilles motos en enduro ? Et qu’appelle t’on encore vieilles moto ?
A  Prades nous étions perdus dans un océan de machines modernes (quel nombre ???) et dans une foule de jeunes passionnés,  qui  pour la plupart,  n’ont  aucune idée de ce qu’était l’enduro des débuts et c’est normal…
Au fait il y avait un Familly ? j’avais souvenir de jeunes ados, de femmes, de gars un peu pépères, j’ai l’impression que tout cela a bien évolué…
Après réflexion,  ce qui est le plus difficile pour moi c’est la disparition des CH : lorsque nous faisions nos championnats,  un circuit de 80 km était classique mais découpé en trois liaisons…cela change tout !!!  La concentration est segmentée, les ravitaillements sont essentiels dans tous les sports d’endurance, on peut s’arrêter, reprendre des forces, pisser et puis si des pilotes rapides arrivent derrière,  ils reviennent dans le rang au CH et les dépassements sont réduits.

A Prades,  les temps des motos anciennes ont été mal évalués, mais une fois encore il y a une telle différence entre une C2 et une C7….
Donc voila j’assume bien mon statut de VETERAN, à Marcoles,  Simone fera ses adieux à la compétition et nous ferons une petite fête…
Je suis rentré sain et sauf, pas trop détruit physiquement, aussi j’ai trouvé la maxime du VETERAN….

QUAND T’ES VETERAN….TU BAISES EN RENTRANT…..🤭
Mes amitiés à tous….
Phil

Mono c'est beau !!! Flat c'est bath !!!Moto(s) : Motoculteur Witt Kostym
67 ans40984098 messages 744744 images
Posté le 05-09-2023, à 08:21

Old up a écrit :

Cool ????
Une ´ fan réciprocité ‘
Il faut qu’on arrose ça , le week-end prochain à Verdun ????


Je vais pas à Verdun ce sera pour Marcoles

Moto(s) : Une M Isque 6
65 ans8080 messages 1414 images
Posté le 05-09-2023, à 08:57

tfbm a écrit :

Bonjour,
pour mon premier enduro enduro ancienne ce we, je fais très fort, non pas avec mes temps,
mais plutôt avec une mise hors course , code HCS 1800.
Est ce que quelqu'un sait ce que cela veut dire ?
Merci


Hors Course, mais aucune idée pour le S
J’espère que çà ne te découragera pas d’en refaire 🙂

M’aide pas, j’y arrive déjà pas tout seul!Moto(s) : Honda mono 4T pour le moteur, Honda ou mieux pour la partie cycle, enduro, trial et trails, 72 à 92
65 ans8080 messages 1414 images
Posté le 05-09-2023, à 09:25

PhilBT a écrit :

UN VETERAN VOUS PARLE

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023


Quand je me suis inscrit  à l’épreuve de championnat de France d’enduro à l’ancienne de Prades de Salars,  en catégorie VETERAN, je peux vous dire que j’en avais gros sur la patate !

Faire de l’enduro sur un seul tour, moi qui avais démarré l’aventure à l’Enduro de Troyes en 1973,  il y ajuste 50 ans, couru en National, en Inter, couru les mythiques 6 jours en 1978, moi qui avais fait ma modeste notoriété sur l’endurance, sur ma ténacité dans les pires conditions, moi qui me réjouissais au petit matin de voir la bruine tomber, ce qui allait faire la sélection entre les plus rapides et les plus endurants….

Endurant….qui finit par Endurer sur un tour d’un championnat de vielles moto dans l’Aveyron…la honte en quelque sorte…
Il faut bien dire qu’il y a trois mois, lors du même championnat  en Creuse un événement s’est produit qui m’a sérieusement déstabilisé : Simone, la dernière née de ma petite génération de BMW enduro, m’a projeté après une vingtaine de kilomètres de course,  sur un mur de pierre, broyant au passage  ma série  de côtes droites,  allant même jusqu’à fissurer le rein placé derrière…

Moi qui ne chute que  très rarement, cela m’a posé question! A bientôt 68 ans était il vraiment responsable d’aller faire le malin avec une machine aussi atypique, sympathique certes,  mais quelque peu monstrueuse, dans des chemins très étroits  et si glissants ….
Mais je n’ai pas voulu me retirer sur un échec : « je reviendrai en Aveyron quitte à ne faire qu’un tour !!! »
Et me voici à Prades de Salars, inscrit sur un tour, deux spéciales. J’ai réussi à évacuer une bonne partie du stress, mais il me faut reprendre confiance…

Je colle mes temps sur ma pochette réalisée avec soin pour ranger le carton de pointage… 8h 38  11h 28…il n’y a pas de carton, les temps changent, et ne voyant que ces deux horaires inscrits,  je n’ai vraiment  pas l’impression de ma lancer dans un enduro…faut accepter je suis un VETERAN…
Départ en fin de peloton des anciennes avec des potes, Eric, Jacques et sa Otus, le Grouic de retour sur sa Kawa Monster, un gars sympa en 125 Honda  XLS… 8h38… presse bouton Simone réagit aussitôt impeccable ça ronronne, j’ai alors une pensée pour Yvonne avec  qui je commençais parfois par vingt minutes de kickage !!!!

Les premiers chemins arrivent je comprends aussitôt que les grandes pistes sableuses sont très glissantes,  car très sèches et dans les chemins creux et étroits, le soleil qui est très bas et l’alternance ombre lumière est terrible…je dois être d’une vigilance extrême car des gros cailloux dépassent et objectivement je ne vois rien…
Au bout d’une quinzaine de kilomètres,  des catégories de motos modernes me rattrapent, les gars sont très corrects mais la poussière prend le pouvoir et là,  de temps à autre je profite d’ un peu de répit dans un sous bois assez roulant et large…
La spéciale SP1 est en vue, je suis un peu inquiet car au repérage pédestre, j’ai bien vu qu’un franchissement de muret est très délicat, suivi d’un dévers faisable avec Simone sur un sol stabilisé, mais là comment sera la trace après le passage des copains !!!

Je m’engage entre les banderoles,  pas très à l’aise ça a déjà bien creusé et ça tournicote, pas le terrain idéal pour promener Simone !!! Je laisse passer un concurrent pour observer son passage du muret, ça passe…je me lance, muret franchi mais il y a un fort contre coup et dans l’ornière molle du dévers je perds l’équilibre côté aval… Catastrophe !  Je freine la chute du guidon vers le bas rien de cassé, deux costauds ont déjà dévalé pour m’aider, on redresse les 160 kg , bouton magique….Merci !!!....Simone  tousse et lâche un énorme nuage blanc, de l’huile a dû rentrer  dans les chambres de combustion !!! Le nuage est tellement épais que je ne vois pas la suite, un autre concurrent arrive à passer en aval,  il me heurte à  peine mais s’extirpe du goulet….le nuage disparait et Simone remonte doucement l’ornière, me voilà sorti…

Passage rapide au ravitaillement essence, et redémarrage immédiat vers les 55 km restants….
Alors  on enchaine du roulant glissant avec des passages plus étroits, difficulté faible jusqu’à la traversée de Pont de Salars et arrivée vers  la vallée du Viaur….alors là le vrai enduro commence, chemins en lacets , un rocher par ci un rocher par là, on s’approche de la rivière et là sur près d’un kilomètre véritable voie romaine mais avec de grosses dalles manquantes, Simone s’en sort bien,  pas de chocs sur les cylindres mais cela demande une concentration totale et à vrai dire je suis stressé, je manque d’air, je me ventile comme je peux…

Le ruisseau traversé  le sentier qui avait du être pavé il y a très longtemps est un exercice d’équilibre sur trois  kilomètres, je réussis à me faufiler, Jacques me rattrape, je le vois au loin manœuvrer pour franchir une passerelle délicate…il y a un petit bouchon,  je fais une jolie boucle pour me mettre en ligne, je vois des gars en motos modernes négocier l’entrée du pont sans élan en dévers comme des fleurs…..je prends mon tour, Simone franchit tranquille et me hisse sur le sentier en lacets qui suit…

On se retrouve dans un coin qui fait penser à l’auvergne, des grands chemins dans les bois avec de virages relevés, vraiment chouette, sauf que je commence à fatiguer, je tète mon camel back, j’ai fort envie de pisser, ça monte , ça descend, et un petit chemin creux récemment ouvert, des pièges ici et là….je guette la silhouette de Prades….et ça dure , ça dure, je laisse passer les jeunots, j’ai bien dû en voir passer une centaine, ils sont cool, mais cette poussière sans cesse je coupe les gaz pas question de prendre de risques…
Là je me retrouve devant un petit pont métallique , pas long,  deux mètre peut être et bien horizontal, sauf que,  je ne sais pourquoi , de part et d’autre à l’entrée et en sortie il y a des poteaux métalliques et c’est pas large…je vise ça tape à droite…alerte générale je m’attends au pire….et ça passe …ouf ma belle Simone !
Franchement  maintenant  j’en ai ras le Shoei !!!  je reste de plus en plus assis sur ma selle quand au coin d’un mur je lis PRADES de Salars…soulagement…

Arrivé à l’entrée de la spéciale 2 il faut aller se soulager je retrouve le camarade Didier du 47 qui a la même idée…deux heures et demi au moins qu’on roule et qu’on biberonne…
Ceci étant fait,  je m’offre le vrai moment de plaisir de la journée avec une SP2 immense, royale, que finalement  j’aurais du reconnaitre,  pour en profiter  plus encore….
Me voici enfin au CH 1 temps théorique 11h 28 et je prends au moins une dizaine de minutes de retard, je n’ai pas retenu le temps exact….

UNE JOURNEE IMPORTANTE
Après quelques heures de recul, cette journée dans l’Aveyron est importante pour moi.
Tout d’abord j’aurais été incapable de repartir dans de bonnes conditions pour un second tour, aucune motivation…  donc voila j’assume mon nouveau statut de VETERAN en championnat de France. Ceci est particulièrement vrai avec mes grosses mémères bicylindres. Je me laisse encore un peu de marge de réflexion dans l’hypothèse ou une machine beaucoup plus raisonnable,  conventionnelle,  mais néanmoins originale…. venait à me soudoyer…(non non j’ai pas d’idée …)

Ensuite je n’avais pas participé à une telle course de puis des années…peut être la dernière était à Auroux vers 2012 ?
Cet enduro était très bien tracé, bien organisé sauf quelques bricoles, bravo au moto club …
Ce qui m’interroge c’est …quelle est la place des vieilles motos en enduro ? Et qu’appelle t’on encore vieilles moto ?
A  Prades nous étions perdus dans un océan de machines modernes (quel nombre ???) et dans une foule de jeunes passionnés,  qui  pour la plupart,  n’ont  aucune idée de ce qu’était l’enduro des débuts et c’est normal…
Au fait il y avait un Familly ? j’avais souvenir de jeunes ados, de femmes, de gars un peu pépères, j’ai l’impression que tout cela a bien évolué…
Après réflexion,  ce qui est le plus difficile pour moi c’est la disparition des CH : lorsque nous faisions nos championnats,  un circuit de 80 km était classique mais découpé en trois liaisons…cela change tout !!!  La concentration est segmentée, les ravitaillements sont essentiels dans tous les sports d’endurance, on peut s’arrêter, reprendre des forces, pisser et puis si des pilotes rapides arrivent derrière,  ils reviennent dans le rang au CH et les dépassements sont réduits.

A Prades,  les temps des motos anciennes ont été mal évalués, mais une fois encore il y a une telle différence entre une C2 et une C7….
Donc voila j’assume bien mon statut de VETERAN, à Marcoles,  Simone fera ses adieux à la compétition et nous ferons une petite fête…
Je suis rentré sain et sauf, pas trop détruit physiquement, aussi j’ai trouvé la maxime du VETERAN….

QUAND T’ES VETERAN….TU BAISES EN RENTRANT…..🤭
Mes amitiés à tous….
Phil

C’est beau comme du BT! (Surtout la fin…)
T’as pas choisi la facilité avec ta grosse Berta, mais la classe, le panache!
Je suis comme toi sur l’ouverture aux C6, C7… qui rend l’enduro plus (trop!) rapide pour les C1 à C5
On a un problème similaire en trial avec l’ouverture aux premières mono amortisseurs.
C’est probablement une évolution nécessaire pour continuer à remplir les paddocks, mais si on vide d’un côté ce qu’on remplit de l’autre, c’est peu productif, on voit de moins en moins de twinshocks comme le week-end dernier. Dans le parc, j’avais parfois du mal à savoir si la moto roulait en ancienne ou en moderne…
Nous sommes une espèce en voie de disparition mais nos motos nous survivront! Et elles continueront à avoir besoin de rouler!

M’aide pas, j’y arrive déjà pas tout seul!Moto(s) : Honda mono 4T pour le moteur, Honda ou mieux pour la partie cycle, enduro, trial et trails, 72 à 92
60 ans16121612 messages 329329 images
Posté le 05-09-2023, à 09:32

Old up a écrit :

Cool ????
Une ´ fan réciprocité ‘
Il faut qu’on arrose ça , le week-end prochain à Verdun ????

monno a écrit :


Je vais pas à Verdun ce sera pour Marcoles


Ah, pas au courant.
Y'a quoi à Verdun sur Garonne ou sur Meuse ?

Moto(s) : ktm 73, 75, 77, 78 gs, xt400, tt600, Bmw r60/5
64 ans88018801 messages 22212221 images
Posté le 05-09-2023, à 10:46

PhilBT a écrit :

UN VETERAN VOUS PARLE

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023


Quand je me suis inscrit  à l’épreuve de championnat de France d’enduro à l’ancienne de Prades de Salars,  en catégorie VETERAN, je peux vous dire que j’en avais gros sur la patate !

Faire de l’enduro sur un seul tour, moi qui avais démarré l’aventure à l’Enduro de Troyes en 1973,  il y ajuste 50 ans, couru en National, en Inter, couru les mythiques 6 jours en 1978, moi qui avais fait ma modeste notoriété sur l’endurance, sur ma ténacité dans les pires conditions, moi qui me réjouissais au petit matin de voir la bruine tomber, ce qui allait faire la sélection entre les plus rapides et les plus endurants….

Endurant….qui finit par Endurer sur un tour d’un championnat de vielles moto dans l’Aveyron…la honte en quelque sorte…
Il faut bien dire qu’il y a trois mois, lors du même championnat  en Creuse un événement s’est produit qui m’a sérieusement déstabilisé : Simone, la dernière née de ma petite génération de BMW enduro, m’a projeté après une vingtaine de kilomètres de course,  sur un mur de pierre, broyant au passage  ma série  de côtes droites,  allant même jusqu’à fissurer le rein placé derrière…

Moi qui ne chute que  très rarement, cela m’a posé question! A bientôt 68 ans était il vraiment responsable d’aller faire le malin avec une machine aussi atypique, sympathique certes,  mais quelque peu monstrueuse, dans des chemins très étroits  et si glissants ….
Mais je n’ai pas voulu me retirer sur un échec : « je reviendrai en Aveyron quitte à ne faire qu’un tour !!! »
Et me voici à Prades de Salars, inscrit sur un tour, deux spéciales. J’ai réussi à évacuer une bonne partie du stress, mais il me faut reprendre confiance…

Je colle mes temps sur ma pochette réalisée avec soin pour ranger le carton de pointage… 8h 38  11h 28…il n’y a pas de carton, les temps changent, et ne voyant que ces deux horaires inscrits,  je n’ai vraiment  pas l’impression de ma lancer dans un enduro…faut accepter je suis un VETERAN…
Départ en fin de peloton des anciennes avec des potes, Eric, Jacques et sa Otus, le Grouic de retour sur sa Kawa Monster, un gars sympa en 125 Honda  XLS… 8h38… presse bouton Simone réagit aussitôt impeccable ça ronronne, j’ai alors une pensée pour Yvonne avec  qui je commençais parfois par vingt minutes de kickage !!!!

Les premiers chemins arrivent je comprends aussitôt que les grandes pistes sableuses sont très glissantes,  car très sèches et dans les chemins creux et étroits, le soleil qui est très bas et l’alternance ombre lumière est terrible…je dois être d’une vigilance extrême car des gros cailloux dépassent et objectivement je ne vois rien…
Au bout d’une quinzaine de kilomètres,  des catégories de motos modernes me rattrapent, les gars sont très corrects mais la poussière prend le pouvoir et là,  de temps à autre je profite d’ un peu de répit dans un sous bois assez roulant et large…
La spéciale SP1 est en vue, je suis un peu inquiet car au repérage pédestre, j’ai bien vu qu’un franchissement de muret est très délicat, suivi d’un dévers faisable avec Simone sur un sol stabilisé, mais là comment sera la trace après le passage des copains !!!

Je m’engage entre les banderoles,  pas très à l’aise ça a déjà bien creusé et ça tournicote, pas le terrain idéal pour promener Simone !!! Je laisse passer un concurrent pour observer son passage du muret, ça passe…je me lance, muret franchi mais il y a un fort contre coup et dans l’ornière molle du dévers je perds l’équilibre côté aval… Catastrophe !  Je freine la chute du guidon vers le bas rien de cassé, deux costauds ont déjà dévalé pour m’aider, on redresse les 160 kg , bouton magique….Merci !!!....Simone  tousse et lâche un énorme nuage blanc, de l’huile a dû rentrer  dans les chambres de combustion !!! Le nuage est tellement épais que je ne vois pas la suite, un autre concurrent arrive à passer en aval,  il me heurte à  peine mais s’extirpe du goulet….le nuage disparait et Simone remonte doucement l’ornière, me voilà sorti…

Passage rapide au ravitaillement essence, et redémarrage immédiat vers les 55 km restants….
Alors  on enchaine du roulant glissant avec des passages plus étroits, difficulté faible jusqu’à la traversée de Pont de Salars et arrivée vers  la vallée du Viaur….alors là le vrai enduro commence, chemins en lacets , un rocher par ci un rocher par là, on s’approche de la rivière et là sur près d’un kilomètre véritable voie romaine mais avec de grosses dalles manquantes, Simone s’en sort bien,  pas de chocs sur les cylindres mais cela demande une concentration totale et à vrai dire je suis stressé, je manque d’air, je me ventile comme je peux…

Le ruisseau traversé  le sentier qui avait du être pavé il y a très longtemps est un exercice d’équilibre sur trois  kilomètres, je réussis à me faufiler, Jacques me rattrape, je le vois au loin manœuvrer pour franchir une passerelle délicate…il y a un petit bouchon,  je fais une jolie boucle pour me mettre en ligne, je vois des gars en motos modernes négocier l’entrée du pont sans élan en dévers comme des fleurs…..je prends mon tour, Simone franchit tranquille et me hisse sur le sentier en lacets qui suit…

On se retrouve dans un coin qui fait penser à l’auvergne, des grands chemins dans les bois avec de virages relevés, vraiment chouette, sauf que je commence à fatiguer, je tète mon camel back, j’ai fort envie de pisser, ça monte , ça descend, et un petit chemin creux récemment ouvert, des pièges ici et là….je guette la silhouette de Prades….et ça dure , ça dure, je laisse passer les jeunots, j’ai bien dû en voir passer une centaine, ils sont cool, mais cette poussière sans cesse je coupe les gaz pas question de prendre de risques…
Là je me retrouve devant un petit pont métallique , pas long,  deux mètre peut être et bien horizontal, sauf que,  je ne sais pourquoi , de part et d’autre à l’entrée et en sortie il y a des poteaux métalliques et c’est pas large…je vise ça tape à droite…alerte générale je m’attends au pire….et ça passe …ouf ma belle Simone !
Franchement  maintenant  j’en ai ras le Shoei !!!  je reste de plus en plus assis sur ma selle quand au coin d’un mur je lis PRADES de Salars…soulagement…

Arrivé à l’entrée de la spéciale 2 il faut aller se soulager je retrouve le camarade Didier du 47 qui a la même idée…deux heures et demi au moins qu’on roule et qu’on biberonne…
Ceci étant fait,  je m’offre le vrai moment de plaisir de la journée avec une SP2 immense, royale, que finalement  j’aurais du reconnaitre,  pour en profiter  plus encore….
Me voici enfin au CH 1 temps théorique 11h 28 et je prends au moins une dizaine de minutes de retard, je n’ai pas retenu le temps exact….

UNE JOURNEE IMPORTANTE
Après quelques heures de recul, cette journée dans l’Aveyron est importante pour moi.
Tout d’abord j’aurais été incapable de repartir dans de bonnes conditions pour un second tour, aucune motivation…  donc voila j’assume mon nouveau statut de VETERAN en championnat de France. Ceci est particulièrement vrai avec mes grosses mémères bicylindres. Je me laisse encore un peu de marge de réflexion dans l’hypothèse ou une machine beaucoup plus raisonnable,  conventionnelle,  mais néanmoins originale…. venait à me soudoyer…(non non j’ai pas d’idée …)

Ensuite je n’avais pas participé à une telle course de puis des années…peut être la dernière était à Auroux vers 2012 ?
Cet enduro était très bien tracé, bien organisé sauf quelques bricoles, bravo au moto club …
Ce qui m’interroge c’est …quelle est la place des vieilles motos en enduro ? Et qu’appelle t’on encore vieilles moto ?
A  Prades nous étions perdus dans un océan de machines modernes (quel nombre ???) et dans une foule de jeunes passionnés,  qui  pour la plupart,  n’ont  aucune idée de ce qu’était l’enduro des débuts et c’est normal…
Au fait il y avait un Familly ? j’avais souvenir de jeunes ados, de femmes, de gars un peu pépères, j’ai l’impression que tout cela a bien évolué…
Après réflexion,  ce qui est le plus difficile pour moi c’est la disparition des CH : lorsque nous faisions nos championnats,  un circuit de 80 km était classique mais découpé en trois liaisons…cela change tout !!!  La concentration est segmentée, les ravitaillements sont essentiels dans tous les sports d’endurance, on peut s’arrêter, reprendre des forces, pisser et puis si des pilotes rapides arrivent derrière,  ils reviennent dans le rang au CH et les dépassements sont réduits.

A Prades,  les temps des motos anciennes ont été mal évalués, mais une fois encore il y a une telle différence entre une C2 et une C7….
Donc voila j’assume bien mon statut de VETERAN, à Marcoles,  Simone fera ses adieux à la compétition et nous ferons une petite fête…
Je suis rentré sain et sauf, pas trop détruit physiquement, aussi j’ai trouvé la maxime du VETERAN….

QUAND T’ES VETERAN….TU BAISES EN RENTRANT…..🤭
Mes amitiés à tous….
Phil

Wahou! le CR !  👍
Génial, je me suis régalé à le lire!   😀 

Des photos de Simone?  🤔

Toujours vert, surtout dans les dévers! 🤭Moto(s) : Des monceaux de vieilles ferrailles - http://www.youtube.com/watch?v=2Ihm-SoWshQ
65 ans38663866 messages 30163016 images
Posté le 05-09-2023, à 10:54

JURASSIC B a écrit :

Pourquoi tant de haine, Thierry ???
Dis moi sur quoi tu roules et je te dirai qui tu es ... Sur KTM , ah bon !!! remarque , il en faut pour tous les (mauvais) goûts !!!  😂


Regarde ce que l’on fait aux OSSA à MASSINGY 😂😂 😂
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

Même pas peur !!!Moto(s) : Une TOBYLETE de Course ...
65 ans8080 messages 1414 images
Posté le 05-09-2023, à 11:02
Simone en action:

M’aide pas, j’y arrive déjà pas tout seul!Moto(s) : Honda mono 4T pour le moteur, Honda ou mieux pour la partie cycle, enduro, trial et trails, 72 à 92
65 ans8080 messages 1414 images
Posté le 05-09-2023, à 11:04
J
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

M’aide pas, j’y arrive déjà pas tout seul!Moto(s) : Honda mono 4T pour le moteur, Honda ou mieux pour la partie cycle, enduro, trial et trails, 72 à 92
69 ans14101410 messages 182182 images
Posté le 05-09-2023, à 11:10
Belle tirade mon Philou 👍
je retiendrai le point le plus positif : le futur projet ????
Bizz !

Moto(s) : Ossa, Sachs
59 ans90589058 messages 45454545 images
Administrateur
Posté le 05-09-2023, à 11:14
Il y a quelques jours, j’étais bien content de commencer à préparer le barda pour Prades de Salars.
L’été a été long sans épreuve, et reprendre avec une course à seulement 300 km de la maison était des plus sympathiques, d’autant plus que les prévisions météo s’étaient bien améliorées au fil de la semaine.
Effectivement, on aura simplement un peu de pluie le samedi matin, au moment d’aller repérer la SP2 qui jouxtait le parc. On ne verra plus de flotte du WE, cool.
C’était la reprise pour Thomas qui n’avait pas encore roulé cette année suite à un petit pépin physique en janvier dernier. Il est donc remonté à bloc, d’autant plus qu’il roule à présent sur mon 250 IT 77.
Le repérage de la SP2 nous donne déjà une furieuse envie de rouler, elle est large et rapide, sans pièges, on va se régaler et pouvoir faire parler les chevaux.
La SP1 est plus surprenante, bien plus serrée et comportant une petite marche sans grande difficulté mais qui va probablement occasionner un embouteillage si un concurrent se loupe… Le tracé sera finalement modifié pour rendre le passage un peu plus simple, merci à l’orga.
Les passages aux contrôles sont assez fluides, c’est agréable de ne pas y perdre des plombes et ça laisse plus de temps pour voir les collègues sur le parc.

Dimanche matin, il fait beau. Départ prévu à 8h18 pour mon numéro 71, Thomas part une minute avant moi, je ne vais donc pas beaucoup le voir ! Les 2 motos démarrent évidemment au premier coup de kick  😉 .
Le format des CH est un peu particulier, la première boucle est assez courte, 23 km, et n’est pas suivie d’un CH. Il faut ravitailler après la SP1 et partir directement pour la seconde boucle de 55 km.
L’inconvénient est qu’il va falloir rouler 80 bornes avant de savoir si les temps sont larges ou pas, c’est un peu moins confortable que d’habitude, mais bon, on verra.

La petite boucle s'avale rapidement et nous voilà sur la SP1.
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023


Après mon passage, je m’attarde quelques minutes pour comparer mon temps à ceux des collègues en C1 (pratique, j’ai un des plus gros numéros de la catégorie). Puis, au ravitaillement au parc, je retrouve Thomas et nous prenons le temps de manger un morceau.
En finissant ma banane, je calcule rapidement, il nous reste environ 1h40 pour faire 55 bornes + la SP2, alors soit c’est très roulant, soit c’est très serré, on ferait mieux de lever le camp !
Le tracé est très agréable, alternant chemins blancs et sentiers caillouteux, on se régale d’autant plus qu’il n’y a pas encore beaucoup de poussière mais ce n’est pas vraiment roulant… Je garde un œil sur la montre au guidon et commence à me poser des questions, il reste un peu plus de 20 minutes avant le pointage et toujours pas de Spéciale… Puis j’entre finalement dans Prades de Salars et me présente au départ de la SP2. Ouf, il n’y a pas de bouchons, mais je dois prendre 2 minutes pour sortir les outils et resserrer ma cocotte d’embrayage qui tourne sur le guidon.
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023


Comme prévu, cette spéciale est à crier. Elle n’est pas encore creusée et le 400 peut s’exprimer, c’est un régal. J’en sors sans grosse erreur et fonce directement au barnum.
J’y retrouve Thomas qui m’annonce qu’il nous reste quelque chose comme 9 ou 10 minutes. J’ai juste le temps d’avaler une banane pendant qu’il me fait le plein, puis direction le CH.
Bon, on a finalement notre réponse, les temps sont serrés ! Il ne fait pas bon s’arrêter dans les chemins pour bricoler.

Le second passage en SP1 est similaire au premier, le tracé est trop serré pour moi et je suis bien trop large partout avec le 400. J’assure le coup et en sors sans y laisser trop de plumes.
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

Direction le barnum, je n’y trouve personne et me dis que Thomas est déjà dans la boucle 2, ce n’est pas plus mal.
J’y reste un minimum puis repars pour les 55 bornes. Dès les premiers sentiers, je me loupe connement sur un passage lent dans les cailloux et vais faire un gros bisou à un arbre, tête la première… La visière saute et je m’écrase le groin au fond de la mentonnière, aïe !
Je me relève un peu froissé, un rapide check m’indique que j’ai encore toutes mes dents mais j’ai la sensation de saigner du nez. Daniel arrivera une minute après avec sa Kramer et me dira que je ne n’ai pas de sang sur la tronche, ouf. Après l’arrivée, en me mouchant pour sortir la poussière, je trouverai tout de même un peu de sang, il ne fallait pas que j’arrive plus vite à cet endroit.
Je n’avais jamais osé déclipser la visière de mon casque, de crainte que le système ne prenne du jeu et finisse pas ne plus tenir. Là, je prends quelques secondes pour étudier le truc avant de la reclipser, le système est plutôt bien foutu et je peux désormais confirmer que ça fonctionne plutôt bien !
Je relève le 400 et redresse la roue sur l’arbre fautif. J’ai explosé l’extension du garde-boue avant mais les bouts semblent tenir, c’est tant mieux car je n’ai pas envie de perdre plus de temps à bricoler. Je repars mais mettrai tout de même quelques bornes avant de retrouver complètement mes esprits.
Un peu plus loin, j’ai la surprise de me faire rattraper par Thomas, il m’expliquera plus tard qu’il était bien au parc lors de mon dernier passage, mais sous l’auvent du Canari qui changeait son gicleur principal.
Nous roulons donc tous les 2 et sommes bientôt rejoints par Le Canari, c’est sympa car nous serons tous trois en équipe pour le prochain Vintage Trophy en Espagne.
Sans surprise, la boucle est aussi usante qu’au premier tour et la poussière est bien plus présente, je commence à fatiguer et rend la main et laisse partir Fabrice et Thomas.
Vu que j’ai moins perdu de temps à glandouiller qu’au premier tour, ça devrait le faire au niveau timing, mais les 20 dernières minutes me paraissent longues et je ne suis pas mécontent d’entrer dans Prades de Salars et de me présenter devant la cellule pour la dernière spéciale.
C’est parti, mais dès le premier quart du tracé je me prends une crampe sur la main gauche. Pas trop grave, j’arrête de relancer et me contente de ma cramponner au guidon, ça passera en quelques virages.
CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

CDF ENDURO À L'ANCIENNE - PRADES de SALARS (12) - 03/09/2023

La spéciale s’est vraiment creusée depuis le passage précédent, je m’efforce de prendre les belles ornières mais je dois mal m’y prendre et ai tendance à faire sortir la roue avant trop tôt, ce n’est pas super efficace mais bon, je m’amuse quand même !
Je finirais tout de même par me louper dans un des derniers virages et irai goûter la terre. Le 400 cale mais je ne pers pas trop de temps car je peux redémarrer dans la descente qui suit. Je passe enfin la cellule de sortie, ramasse rapidement la sacoche banane et fonce vers le CH final.

Retour au barnum, et « déssoiffage » avec le clan Truel qui nous a fait le plaisir d’être présent ce WE.
Thomas est bien sûr déjà là, il s’est loupé dans les 2 spéciales du second tour et est donc un peu déçu de son résultat (3eme en C2 tout de même) mais nous avons confirmation que son souci de début d’année est dernière nous, et c’est une bonne nouvelle.
Côté moto, nous n’avons rien cassé, j’en suis soulagé car nous sommes inscrits pour l’épreuve du WE suivant et la marge de manœuvre est assez limitée !
Il est 15h et le bruit court que la remise des prix s’effectuera vers 20h ! Le temps de prendre une douche et de remballer tout le barda, nous passerons un bon moment à débriefer ensuite avec le « gang » C1, moment bien sympa. Puis nous récupèrerons finalement les trophées à 18h30 avant de prendre congé de la troupe.

J’ai pu mettre hier en ligne les résultats, la galerie de la SP1 et mettre à jour les classements officieux du championnat. Je tâcherai de coller les 3 autres galeries sur les 2 prochains jours.
Un grand merci au moto Club du Lévézou pour nous avoir accueilli sur leurs terres !  👍

Que des Yam ! 😍
Ce sujet ne contient pas encore de vidéo
<< Préc. 4 5 6 Suivant >>
<< Préc. 5 Suivant >>