PREMIERS ÉMOIS....
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60 ans5656 messages
Posté le 30-07-2016, à 19:01
Sujet
Je ne sais pas si ce sujet a déjà été traité, mais j'aimerai que vous me fassiez partagé le moment ou la moto verte est entrée dans votre vie. Par quel biais, une course en spectateur, un magasin devant lequel vous passiez, un film, une revue, que sais je...
Il y a un avant et un après, le moment ou vous savez que votre vie sera différente et que vous savez vers quel voie vous orientez.
je vais commencer...
Mon histoire personnelle commence par un drame. Ma sœur alors âgée de 14 ans met fin à ses jours. Mon père conscient de son éducation trop stricte jusqu'alors décide de nous permettre de nous ouvrir sur le monde et de nous donner l'autorisation de faire ce qui nous plait. fin de l'aparté.
Dans le journal du coin, je vois un article relatant l'arrivée d'une étape de la croisière verte à quelques kilomètres de chez nous. Je tanne mon père pour qu'il nous emmène mon cousin et un pote. C'est l'époque des mobs qu'on maltraite dans les chemins pour s'amuser mais sans plus...
Nous voilà partis avec la 2 cv camionnette paternelle orange assister à ce événement que j'imagine impressionnant. j'arrive sur la place du village baignée de soleil. Et là stupeur et déception, il n'y a qu'une table de camping plantée au milieu de la place, avec 2 vieux (devaient avoir 50 ans mais à 16 ans, tout ce qui a plus de 40 ans c'est vieux...) assis sur des chaises pliantes affublés de bob ricard et une horloge posée dessus , ainsi que  2 pauvres barrières métalliques délimitant un couloir. Moi qui imaginait un podium, des camions et tout le toutim, je suis déçu.
Juste à coté, en pleine discussion avec les officiels, 2 ouvreurs, visiblement des militaires au vu de leurs treillis avec leurs huskys au réservoir alu caractéristique.
je m'avance et demande poliment a tous ces adultes à quelle heure arrive les concurrents.....personne ne sait...re déception.
A l'époque pas de portable, transpondeur et autre gps.
Les ouvreurs me disent que je n'ai qu'a remonter le parcours à l'envers (ben voyons...) et me poster à la sortie du village pour guetter les concurrents. 
Aussitôt dit, aussitôt fait, nous nous postons à la sortie du village au sommet s'une colline ou nous verrons arriver les concurrents.
On grimpe sur le toit de la 2 cv au grand dam du pater, et on attend.
On a bien du attendre une heure, mais ça valait le coup. D'un coup un nuage de poussière au loin se dessine, on suit du regard le motard qui approche et lorsqu'il passe devant nous nous fait un petit signe tout en gardant l’œil sur le parcours à la recherche des petits morceaux de rubalise accroché aux arbres, léger fil d'ariane que les concurrents ont du avoir du mal à suivre.
J'ai l'impression que le premier cherchait et que les autres suivaient la poussière.
Les concurrents se succèdent et le rythme baisse, visiblement en cette fin d'étape, certains se baladent.
Un journaliste en 500 xt avec un autocollant europe 1 s’arrête,tape la causette avec nous (35 ans après j'ai encore l'image en tète).
Je ne sais ce qui m'a plu ce jour là, ce sentiment de liberté, le plaisir des concurrents, la vitesse, le pilotage, le plaisir de partager ce moment avec mon père et mes potes par un beau soleil...un peu comme un coup de foudre, on sait pas pourquoi c'est celle là ou celui là, mais ces images sont gravées à jamais dans ma mémoire et ont conditionnées le reste de ma vie.
L'année d'après, j'ai insisté auprès de mon père pour bosser tout l'été, j'avais une idée en tete...une fois l'été passé, j'ai acheté une suzuki 175 PE et tout s'est enchaîné....
Mais ceci est une autre histoire.

A vous si le cœur vous dit de nous faire partager vos souvenirs.

Moto(s) : 1 000 fazer
71 ans32103210 messages 117117 images
Posté le 30-07-2016, à 20:45
Ma petite contribution.

Oui, Margerin, Coluche aussi étaient du quartier.

Non, cette histoire de "Panorama", est contemporaine des débuts de "Rungis", donc bien avant Carole, pour situer dans le temps. Donc, une époque à laquelle tu n'étais pas dans le Nord. Il s'agissait d'une route à sens unique qui tournait autour de la pile atomique de Fontenay aux roses (le fort de Châtillon), un coin en "altitude" avec vue jusqu'à Orly et toute la banlieue sud, d'où le nom de panorama. C'était un lieu de balade familiale et digestive. C'était aussi, et surtout un coin de rassemblement des motards de la banlieue sud (on y revient), pour des départs en balade ou des retours, voire quelques trafics de pièces détachées (à la hâte, pas de facture, etc...). Bien entendu cette route étroite et bordée d'arbres dont le plus beau virage était utilisé comme circuit par les apprentis kamikazes. Il y avait un beau parking, près du virage, de nombreux "spectateurs", ce qui créait une motivation certaine chez les "pilotes". Il y a eut de nombreux accidents, souvent très graves. Il faut dire que parfois, et même assez souvent, les apprentis conducteurs de 4 roues venaient se faire la main. Il y  avait parmi les motos, les  des R8 + ou - Gordini, des Austin à bande blanche et pneus lisses, comme mes fesses, des papas qui trouvaient malin de faire faire ses premiers tours de roues à Fifille dans ce coin tranquille ! Tout ce monde cohabitait plutôt mal, mais cela ne décourageait pas les plus allumés. Je te parle des années 65/70, j'étais encore au collège, mais déjà j'avais des démangeaisons dans la main droite, des envies de rotation de poignée, le virus était déjà là !

Jeune et pas bien fini, je suis monté plusieurs fois derrière n'importe qui, ou monté dans quelques racing car hasardeux, après plusieurs accidents pas graves j'étais un peu calmé, mais avec le recul j'avoue que j'ai eu du bol. Va expliquer aux parents que tu as réussi à arracher blouson, pantalon, et peau des genoux  avec le Solex et sans l'abîmer, alors qu'il était strictement interdit de s'approcher d'une moto ! Pas facile, faut argumenter !  Le "circuit" utilisait une parie de la voirie communale, et les riverains excédés, avaient toujours la main sur le téléphone, pour appeler les Bleus. Sauf en cas d'accident, au moins un par W.E., facile, faut bien reconnaître qu'ils ne faisaient pas trop chier. Par contre en cas de descente, c'était la rafle du "Vèl-d'Hiv", en plus chaud. Des que le car était signalé, cette envolée de moineaux ! Il y avait toujours un malheureux dont la brèle refusait de démarrer, Lui, il était bon, pour la totale, souvent d'ailleurs afin de l'aider, il avait droit à un voyage  avec la moto dans le camion. La police a toujours su aider son prochain, juste vaut mieux éviter d'être le prochain...

Tout ceci m'a amené à passer le permis moto dès 16 ans, là aussi, il a fallut sérieusement argumenter pour obtenir l'autorisation parentale. Puis ma première moto, une 125 Morini, pour aller au lycée. Entre temps, il y avait eu un accident grave de trop et la "piste" était devenue impraticable, après qu'une barrière ait été posée. Tout le monde est alors parti se faire des souvenirs à Rungis, se niquer la peau des fesses et bien sûr plier les motos.   Avec cette petite moto, j'avais désormais des ailes, et mon champ d'action s'en est trouvé élargi jusqu'à Monthléry, où l'on voyait tourner d'autres motos, plus sérieuses, le samedi aprèm, avec les gars de la coupe Kawa, qui s'entraînaient. Objectivement, la plupart était des rescapés du Panorama, et de Rungis, sélectionnés par la résistance de leur squelette.  J'étais déjà en rupture de lycée, et j'ai commencé à travailler, ce qui m'a permis de changer de moto, une 350 Yam YR5, sorte de boulet de canon, malheureusement dépourvu de frein. Déjà, Le Mans, Rouen, Magny-Cours, etc... Il y avait une putain d'épée de Damoclès au-dessus de ma tronche, avec cette année obligatoire  consacrée à défendre ma Patrie, voire ne rien foutre pendant un an. Donc impossible de monter un crédit et acheter une 750 H., la référence à l'époque. Parmi les réfractaires aux études, il y avait une bande d'anciens collègues du fond de la classe, habitués à changer d'établissement scolaire assez souvent, des anciens des camps d'ados, qui s'étaient tous lancés dans la vie active, une bande de "Winners", tous débutants des carrières prestigieuses dans la banque, la Sécu, les assurances, et autres plans de carrière à la con. Tout ce petit monde était grave branché musique, mais pas trop classique/conservatoire, non,  plutôt Rock dans les caves, animation de boumes merdiques, mais aussi et surtout moto tout terrain ! Je ne sais plus à quelle occasion, ces cons là m'ont prêté un trail ! LA REVELATION !! J'avais trouvé mon truc, ce ne serait pas la vitesse, ni la route, mais le TT, j'en étais sûr, absolument. Déjà j'étais plus attiré, par les articles sur les Bajas, que par le Bol d'or, mais les courses TT en France à part le Moto Cross, ça n'existait pas encore. Le trial était trop fin pour un bourrin comme moi, je m'y suis essayé à l'occasion, mais généralement le proprio assez téméraire pour me confier son engin, après un moment passé à être admiratif devant mon audace, se mettait sérieusement à regretter d'avoir prêté sa machine... Donc, le trial, c'était pas ça ! Le cross, fallait une logistique, que je n'avais pas : atelier, voiture, remorque. Donc avec ce groupe de bras cassés, on a écumé les terrains vagues, les chantiers abandonnés le W.E., et les plans camping/TT vers Fontainebleau. Plusieurs fois, retour par l'autoroute du sud avec une corde et sans lumière, le dimanche soir, grands retours compris, ça aussi, ça crée aussi des souvenirs... 

Puis, j'ai gagné, un séjour d'un an nourri logé et blanchi, offert par la Marine Nationale, un an à La Rochelle, c'est vite passé. D'autant qu'au printemps 1975, alors que je glandais dans une librairie de La Rochelle, en feuilletant des mags, je sui tombé sur le N° 2 ou 3, d'un nouveau canard nommé : Moto Verte ! L'enduro était né ! Comme ça sans qu'on me prévienne ! J'ai tout de suite commandé les N° manquants, histoire de ne pas sauter un chapitre. Les derniers mois à la royale sont passés très vite car je gambergeais déjà à la suite. Par chance, j'avais un boulot qui m'attendait, en retournant à ce boulot, j'ai saisi l'opportunité de bosser à l'informatique en 3/8 avec à la clef, une prime de reprise d'activité immédiatement transformée en remorque, mais surtout, les 3/8 dans une grosse boite nationalisée, côté rémunération, ça donnait bien ! De là tous les espoirs, tous les rêves + ou - conscients prenaient forme, si bien qu'au mois de juin 75, j'étais inscrit à mon premier enduro au Lioran ! Là je jouais dans la cours des grands, il ne s'agissait plus de tourner en rond dans des friches industrielles où des terrains abandonnés, c'était de la pure "Race".     

Ah, cette première course ! C'est comme la première fille, on s'en souvient toujours, je crois. T'aurais vu cet équipage ! J'avais récupéré la Dyane 4 de ma mère, la remorque au cul, le trail Yam 175 "préparé" dessus, la tente dans le coffre la bite à gaz, et les duvets, la copine assise sur la boite à outils (les élastiques des sièges de 2 CV ont toujours été un peu faibles...), en quittant le quartier de mon enfance, avec les copains qui me regardaient, j'avais vraiment le sentiment de tourner une page, un rite initiatique. Une bouffée de joie, peut être un peu de fierté aussi, bref, j'étais le roi du pétrole, il était temps que je me casse, la tête gonflait, les chevilles aussi ! Descendre au plomb de Cantal, avec, une remorque attelée à une 2 CV bien chargée, par la nationale, tu as le temps de te poser des questions existentielles, les chevilles reprennent une taille raisonnable, et la casquette te retombe sur les yeux. Bon, OK j'avais un N° sur les plaques, OK, l'outil était préparé tip-top, tu parles un pneu neuf à l'AR et le trail d'origine à l'AV... ! Mais, quid de l'enduro ?   
Je n'en avais pas la moindre idée, à l'époque, pas de forum, pas de tuyaux. En dehors de mes complices banlieusards, je ne connaissais personne vers qui me tourner. Les questions graves m'ont obsédé pendant tout le trajet. Combien de tours ? ; Le ravitaillement ? Le parcours ? Passerais-je partout ? N'allais-je pas me couvrir de boue et de honte ? Si je me rappelle bien, je n'ai pas été très causant, durant le trajet, ambiance le doute m'habite. A 90 lancé dans les descentes on a le temps de gamberger.

Et puis, finalement ça c'est relativement bien passé, j'ai fini classé très loin parmi les "Critérium". Par contre j'étais bien usé. Mais content, et bien sûr pressé d'en faire un autre,  pleins d'autres. Ce qui fût fait !

Tout ça pour te dire, que les "héros" de Margerin, je les connais tous, presque personnellement. Pour moi, l'univers de Margerin, ce n'est pas de la fiction, c'est une partie de ma jeunesse, vraiment du 1er degré ! 

Ah bin, tiens, j'ai été un peu long !   

Salut

Moto(s) : KTM
60 ans5656 messages
Posté le 30-07-2016, à 20:56
Merci pour ce récit, je me suis régalé a te lire.
Tu as réussi à nous faire partager ces instants magiques.

Moto(s) : 1 000 fazer
1544815448 messages 39843984 images
Posté le 30-07-2016, à 21:25
Formidables, ces récits, un côte "ballade", avec 2 "L".
Faudra que je prépare une bafouille.

"Husky, veni, vidi, vici" (Julius Césarsson) - From Sweden with love - Origine Suède garantie -  Make HVA great again - Fait maison.Moto(s) : créatures de Thor
64 ans40944094 messages 27042704 images
Posté le 30-07-2016, à 22:18
Ce n'est pas la moto qui est entrée en premier mais un endroit, des paysages, des chemins, des impressions qui se sont développées et combinées par la suite.
C'était les vacances en juillet 1969 là, j'avais 8 ans, entre Causses et Cévennes pendant que Neil Amstrong faisait ses premiers pas sur le Lune :
premiers émois....

C'est le lieu de contamination.
La maladie ne s'est pas déclarée tout de suite, il a fallu attendre le facteur déclencheur, noël 1971, j'avais commandé ça :
premiers émois....

Beaucoup de routières dans cet ouvrage mais aussi la magnifique Ducati 450 scambler dans sa livrée jaune citron et dans les dernières pages quelques petites cylindrées TT de 50 à 125 principalement italiennes.
Entre temps mes parents avaient acheté un terrain avec une grange en lisière d'un des plus grand massif forestier normand, avec un peu de relief.
Un terrain de jeu, un lieu de stockage, toutes les conditions étaient réunies pour que le virus se développe rapidement.
A 13 ans n'y tenant plus direction Emmaüs où avec mon frère, contaminé lui aussi, on achète pour quelques francs des moteurs et parties cycle de vieux cyclos pour les remonter, le premier en service sera une Paloma à moteur Lavalette.
Suivront Peugeot BB, Motobec, Ciao, 103 puis sortie du cyclo automatique avec une Alter Favor de 70 cm3 2 vitesses d'abord à main, mais qui seront rapidement adaptées au pied.
Mais c'est en Lozère où tout a commencé qu'il faudra retourner...
La suite au prochain épisode  😴 

On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant.Moto(s) : HM 230, Honda 200 XLR et125 SL, HVA 240 WR 82 et 390 WR 80, Suz 125 RM et RV 50 , Guzzi 50...
64 ans40944094 messages 27042704 images
Posté le 31-07-2016, à 22:29
La suite...
Après la période cyclos utilitaires ça s'est précipité :
50 Guzzi 5 vitesses bien préparé, bitza sur partie cycle BPS et moteur Suz' TS 185, première moto neuve Suz' 125 TS aussitôt préparée fourche Marzocchi et amortos Marzocchi  AG2, plusieurs Suz' 175 PE, Yam 400 XT, 125 et 250 TY, honda 250 XLS...
Coté roulage c'était des sorties à 50 km de chez moi, quelques enduros CDF, ligue de Normandie enduros et endurance TT.
Pour rassurer Mr Nen que je taquine souvent ma première course, une endurance TT en 1980, c'était au quidon d'une HVA 250 WR de 79.
Ensuite une saison complète en 84 ou 85 encore avec une HVA 250 de 83.
Ayant quitté la Normandie pour la Touraine en 1983, même si en gardant un pied à terre j'y roulais régulièrement, je me dit qu'il faut que je découvre les chemins de ma nouvelle contrée, même si coté relief c'est pas glop  😭 
Un nouveau magasin spécialisé dans tout ce qui a rapport avec les voyages et la randonnée s'était ouvert à Tours au milieu des années 80  : la cartothèque.
Surprise, il y avait un mur entier de présentoirs dédiés aux cartes IGN au 1/25 000, toute la France  😂 
Et là avant même de voir une carte de Touraine je tombe nez à nez avec ça :
premiers émois....

Terrassé par une attaque Lozérienne. Au diable la Touraine, la Normandie et que sais encore...
Les souvenirs d'enfance remontent à la surface, intacts.
L'appel de la Lozère comme aurait pu l'écrire Jack London.
Pour couvrir la Lozère et les départements limitrophes il faut plus d'une trentaine de cartes (je n'est pas mégoté sur la Haute Loire, haut lieu de l'enduro), la note était salée. Mais quand on aime...
Oui, mais la Lozère c'est loin (pas d'A75 à cette époque) et peu de stations essence.
La 175 PE que j'avais n'était la moto idéale. La 250 XR me plaisait mais chère et en plus il fallait raquer pour le carton.
Ayant aussi un projet immobilier en vue il me fallait une moto économique autant à l'achat qu'à l'entretien, peu bruyante, fiable, pas de mélange à faire et 150 km d'autonomie.
Suzuki venait de sortir la 250 RH, trail sportif à prix "Suzuki". banco  👍 
premiers émois....

L'été 1986 retour aux sources des grands causses, le rêve d'enfant se réalisait enfin  😍  😍  😍 
Comme si j'avais enfin décroché le Graal.
Il est des impressions de l'enfance qui forgent la couleur de l'âme.
Une bonne douzaine de virées ont suivi, les points de chute variant en fonction des parcours à découvrir : Meyrueis bien sûr mais aussi Chanac, Ispagnac, St Germain de Calberte, Marvejols, St Chély d'Apcher, Chateauneuf de Randon, le Fau de Peyre, Lorcière, St Just (Cantal mais limite nord Lozère)...
Et toujours accro à la Lozère même sans moto, à pied, en auto, en bateau...au resto  😂 

On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant.Moto(s) : HM 230, Honda 200 XLR et125 SL, HVA 240 WR 82 et 390 WR 80, Suz 125 RM et RV 50 , Guzzi 50...
60 ans5656 messages
Posté le 31-07-2016, à 23:36
Merci à toi pour ce récit....
J'aime beaucoup ta phrase "il est des impressions de l'enfance qui forgent la couleur de l’âme". c'est joliment dit et tellement vrai.

Moto(s) : 1 000 fazer
1544815448 messages 39843984 images
Posté le 01-08-2016, à 09:14
Certes oui, notre ami Alain 37 a la plume alerte.
Lui et moi avons du concourir pour une bonne part du chiffres d'affaires de l'IGN et ses cartes lozériennes.

"Husky, veni, vidi, vici" (Julius Césarsson) - From Sweden with love - Origine Suède garantie -  Make HVA great again - Fait maison.Moto(s) : créatures de Thor
79 ans37993799 messages 243243 images
Posté le 01-08-2016, à 10:47
super sympa ! j'en ai raconté un peu dans enduro classic....
  sinon la croisiere verte , c'était en quelle année ? c'est vrai que c'était simplissime , fléchage faible , etc....et c'est pour çà
que T Sabine n'a pas su resister au succes tres parisien du Paris Dakar....faut comprendre!
    j'ai aussi acheté une Suzuki 240 en 88 , 18 000 frans a l'époque ,blanche car le jaune....excellente moto , c'est ce qui manque sur le marché...

Moto(s) : monark
71 ans32103210 messages 117117 images
Posté le 01-08-2016, à 11:18
Bon, allez les chenus, les vieux de vieille, serrez les rangs.

L'enduro du Lioran en 75 et 76, ceux qui y étaient, levez la main!

Moto(s) : KTM
79 ans37993799 messages 243243 images
Posté le 01-08-2016, à 11:44
j'ai couru en 75 , et pas content d'avoir une 125 dans ces immenses cotes toutes droites...  tous ceux classés avant moi avaient des plus grosses....
sinon super parcours ( j'en ai traçé et fleché une partie !)
en 76 je suis passé au départ sans participer.

Moto(s) : monark
55 ans3636 messages
Posté le 01-08-2016, à 11:49
Salut à tous,
Je n'ai pas des histoires aussi belles ou avec des connotations historiques comme certains d'entre vous, hélas.
Pour moi cela commence avec un père plutot passionné de voitures (anciennes et modernes) qui pour la première  communion de son fils décide (avec l'accord de sa femme) de lui offrir une petite bécane. Voila comment à 10 ans je me retrouve' alors que je révais du 50 Fantic mic quelque chose du voisin' avec un .... Peugeot 50 SX5 Trail de couleur dorée !!!( à l'époque le trial étant en vogue je croyais que c'était ce qu'il y avait d'inscrit, je lisais mal et en plus un trail chez moi on ne savait pas ce que c'était 🤬 )
Eh bien c'est cette petite machine, que je reve de racheter pour accrocher au mur, qui m'a filé le virus de la moto verte,avec elle je me suis pris pour un pilote, bavant devant les images de la grande époque des Dakar, les essais moto verte, les ballades dans la Lozère et quand à 16 ans je suis passé sur un 125 DTMX, j'ai pu aller plus loin (sans permis mais il y a prescription !) et continuer à arpenter ces petits chemins de la Drome de mes vacances où je me suis meme installé et où je prends toujours autant de plaisir à balader, entrainant avec moi le plus grand de mes fils et j'espère le second quand il aura son permis !!
J'espère ne pas vous avoir trop saoulé avec ma petite histoire.
Aux autres de continuer à nous raconter.
Amicalement.
Eric

Moto(s) : Plusieurs mais surtout des Yam
71 ans32103210 messages 117117 images
Posté le 01-08-2016, à 12:00
J'ai des diapos d'époque (75), et le merdier pour numériser, mais ça reste encore un peu du mystère de l'informatique...

Bon, promis, je m'y met !

Moto(s) : KTM
55 ans1587215872 messages 74787478 images
Posté le 01-08-2016, à 12:13
je m y colle  🙄 je n ai pas l éloquence de certains  👍 .. en fait je ne me souviens pas du "declenchement"  😕 .. je me souviens que tout petit (y a longtemps) j etais fasciné par le casque des motards (non pas la gendarmerie 🤬 ) aprés spectateur de motocross (a tilloy floriville) ensuite moto qui m ont marquée dans les concessions  😍 (voir le post :les motos qui vous ont marqué)achat de mes premiers moto verte ... puis bicross magazine  😍 ... epoque mob ... puis mob cross (picardie et normandie) .. bricolage de ce qui a des roues depuis toujours  🤭 ...... et essayé des tonnes de motos .. merci les potes  👍  👍 

Klaatu Barada NiktoMoto(s) : Les miennes
60 ans5656 messages
Posté le 01-08-2016, à 13:09

Epine43 a écrit :

super sympa ! j'en ai raconté un peu dans enduro classic....
  sinon la croisiere verte , c'était en quelle année ? c'est vrai que c'était simplissime , fléchage faible , etc....et c'est pour çà
que T Sabine n'a pas su resister au succes tres parisien du Paris Dakar....faut comprendre!
    j'ai aussi acheté une Suzuki 240 en 88 , 18 000 frans a l'époque ,blanche car le jaune....excellente moto , c'est ce qui manque sur le marché...


Je pense que ça devait etre 1982, pas sur. Ma mémoire me fait défaut.
Les gars qui ont fait cette course doivent avoir des souvenirs plein la tete. ca m'avait semblé etre un peu bricolé, à la limite de la légalité et de la sécurité, mais tout le monde faisait preuve d'un bel enthousiasme....
Epine 43, as tu des nouvelles de rémi berger, c'est un ami que je n'ai pas vu depuis longtemps ?

Moto(s) : 1 000 fazer
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